Odonates

 

 

 

 

                                          

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Agrion de Mercure
© Olivier Duval

  

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Leucorrhine à large queue
© Olivier Duval

 

Pourquoi un Plan National d'Action (2011-2015) ?

Le groupe des Odonates (ou libellules) compte à peu près 5 700 espèces dans le monde, 90 en France et 52 en Mayenne.

Le plan national d’actions en faveur des Odonates concerne 18 espèces dont 3 sont présentes en Mayenne :

  • l’Agrion de Mercure (Coenagrion mercuriale), Protection nationale.
  • la Leucorrhine à large queue (Leucorrhinia caudalis), Liste rouge et protection nationale.
  • la Cordulie à corps fin (Oxygastra curtisii), Liste rouge et protection nationale.

Les Odonates sont sans aucun doute l’un des groupes d’insectes, avec les Lépidoptères Rhopalocères, pour lequel la connaissance de la répartition des espèces sur le territoire national est la plus importante.

Cependant ces espèces sont « en danger » et « en danger critique » du fait des menaces pesant sur les habitats aquatiques. Certaines de ces espèces ont une priorité, en terme de gestion conservatoire.
 
La DREAL Nord-Pas-de-Calais coordonne le PNA en faveur des Odonates qui est en cours de rédaction par l’Office Pour les Insectes et leur Environnement (OPIE) et la Société Française d’Odonatologie (SFO). Ce plan sera par la suite décliné dans les régions concernées par une ou plusieurs des 18 espèces visées par ce plan.

Pour connaître les causes de mortalité des odonates et leur cycle de vie, rendez-vous en bas de page.

 

 Les actions menées par MNE au niveau du département de la Mayenne :

  • Recherche sur le terrain des 3 espèces de libellules concernées par le plan d'action sur les sites ZNIEFF du département et certains cours d’eau en 2013. Une espèce, la Cordulie à corps fin, a déjà été trouvée sur les rivières de la Jouanne et du Vicoin. En 2014 aura lieu la suite des inventaires sur les cours d’eau dont l'Ernée, l'Erve et l'Oudon.
Agence de leau Loire Bretagne  

 

    Ce projet bénéficie du soutien financier à heuteur de 70% de
l'Agence de l'Eau Loire Bretagne.

 

   

 Cycle de vie

  • Phase de développement larvaire aquatique
    La plus longue période de vie d'une libellule

Après environ 60 jours d'incubation, une larve sort de l'oeuf. Elle pourra effectuer plus de 10 mues afin d'être capable de sortir du milieu aquatique. Le nombre de mues et la taille des larves dépendent de différents facteurs dont la présence de ressources alimentaires (vers d'eau, crevettes d'eau douce, têtards, petits poissons) dans le point d'eau où elles évoluent.
Les larves précoces (issues d’œufs pondus en début de période de reproduction) voient leur développement se terminer au printemps suivant. Pour les autres larves, ayant éclos en début d'hiver, il sera plus long et se terminera l'été de l'année suivante. Elles peuvent rester plusieurs années à l'état de larve.  

 

  • Phase de métamorphose

Lorsque la larve sort du milieu aquatique, elle entame sa métamorphose en imago, phase ultime de sa transformation.
Elle se fige alors sur une tige, un carex ou un roseau et effectue une « mue imagale ». Son ancienne peau, nommée exuvie, témoigne de cette phase. Cette métamorphose d'une durée de 7 – 8 heures, généralement la nuit, donnera naissance à une libellule adulte, un insecte capable de voler et d'effectuer une respiration terrestre.

 

  • Phase de maturation et de reproduction
    Entre juin et début octobre

Au cours de cette période, les libellules mâles adoptent un comportement territorial. Les territoires, relativement étendus, sont exclusivement défendus par les mâles. Dès qu'une femelle traverse son territoire, le mâle s'en approche rapidement et tente de l'attraper pour s'accoupler.

Après l'accouplement dit « circulaire », la femelle pond jusqu'à 80 œufs dans un cours d'eau ou une pièce d'eau.

Généralement, la vie de la libellule prend fin après l'accouplement. Certaines sont migratrices ou effectuent des déplacements plus ou moins longs.

 

 Menaces

Modification et disparition des habitats

Dépendantes de l'eau douce pour sa phase larvaire aquatique, l'eutrophisation des cours d'eau, le recalibrage des ruisseaux, l'assèchement des zones humides, la mise en culture des tourbières,  la disparition des mares représentent de réelles menaces pour les libellules.

 
mayenne droite

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